Crédit remboursé ? Economisez à présent !

Une fois tous les crédits remboursés, il est conseillé de commencer à investir. Mais attention, j’insiste, le meilleur investissement consiste à déjà rembourser ses dettes : il ne sert à rien de mettre de l’argent de côté si par ailleurs vous perdez de l’argent en intérêt.

1/ Prendre conscience des sommes nécessaires pour investir.

Commencer à investir en Bourse est réservé à ceux qui possèdent un capital conséquent. En dessous de 30 000€, il faut réaliser que l’on a pas de capital. La première étape est donc d’économiser sur des produits sûrs jusqu’à atteindre cette somme. Les placements classiques pour cet objectif sont le Livret A et le Codevi. Même s’ils ont des taux de rendement très bas, ils assurent que l’argent ne sera pas perdu dans des opérations malheureuses. Une fois cette somme atteinte, deux choix : l’immobilier ou la Bourse. Ceux qui préfèrent la sécurité et comptent s’installer durablement dans leur pays auront intérêt à s’orienter vers l’immobilier. Les économies faites sur le loyer en prenant un crédit pour acheter un appartement et y vivre sont très importantes. En revanche, ceux qui se sentent l’âme nomade et ne souhaitent pas se retrouver avec des mécaniques lourdes à mettre en place auront intérêt à privilégier les placements boursiers.

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2/ La notion de risque dans les placements.

Il faut toujours garder en tête un grand cliché quand on se lance dans les investissements boursiers : « pas de profits sans prises de risques ». Ce cliché est fondé sur une vérité : vous pouvez tout perdre en Bourse, et plus le risque est grand plus la récompense est élevée. Le problème est qu’on ne peut pas laisser dormir son argent sur des comptes sans risques : l’argent perd de sa valeur au fil des ans à cause de l’inflation. On est donc tenté de prendre un minimum de risques pour engranger du capital.

3/ Déterminer le retour souhaité pour l’argent placé.

Le point de départ de tout investissement est de déterminer combien l’on souhaite retirer de bénéfice de la somme investie. Plus les bénéfices recherchés sont importants, plus les risques seront élevés. Vous pouvez chercher juste à maintenir la capacité financière réelle de votre argent (lutter contre l’inflation). Vous pouvez décider que vous voulez rentabiliser à minima votre investissement. Vous pouvez décider que votre argent doit travailler dur en rapportant beaucoup.
Dans tous les cas de figure, mieux vaut prendre quelques minutes pour réfléchir à ce que vous souhaitez faire au final de cet argent : est-ce qu’il doit servir à financer une école privée pour les études d’un enfant ? Dans ce cas à combien s’élèvent les frais d’inscription et dans combien de temps la somme en question devra-t-elle être déboursée ?
Il suffit d’utilisez mon petit outil de calcul de retour souhaité pour trouver le pourcentage annuel qu’il vous faut pour réaliser votre projet. A titre d’exemple :

Quelqu’un a 10 000€ à placer. Dans 5 ans, il aura besoin de 20 000€ pour financer un projet. Le retour annuel nécessaire est de 14,87%. Il lui faut trouver un placement qui rapportera au moins 14,85% / an pendant 5 ans. Plus même si on prend en compte dans le calcul l’inflation.

Sur une base de 5 ans et 10 000€ en somme de départ :

15 000€ = 8,45%/an.
20 000€ = 14,85%/an.
25 000€ = 20,11%/an.
Etc. Calculez vous-même avec vos valeurs sur ma page d’outil de calcul crédit et investissement.

Plus le pourcentage de retour est élevé, les risques augmentent énormément, avec le risque de tout perdre.

4/ Le bon placement.

En fonction du pourcentage annuel nécessaire à la réalisation du projet, et de la prise de risque que l’on est prêt à accepter, il s’agit alors de trouver le bon placement. Même avec les crises financières sporadiques, à ce jour, la Bourse bat tous les autres placements au long terme (10 ans et +). La Bourse fait mieux que l’immobilier, les comptes rémunérés, l’art, etc. Depuis 1918 par exemple, les actions en Angleterre ont rapporté en moyenne 12,2% par an. Les meilleurs placements protégés ne rapportent pas plus de 4% par an. En France, de 1990 à aujourd’hui (juin 2009), alors que nous sommes en pleine crise financière, le cours du CAC40 à progressé de 80%. Juste avant la crise il avait progressé de 230%.

cours-bourse-1990

Les actions rapportent de l’argent sous forme de dividendes et de gains de capitaux. Les dividendes représentent la part des bénéfices reversés aux actionnaires chaque année. Les dividendes représentent un faible pourcentage annuel (de l’ordre de 3%). A ces dividendes s’ajoutent les hausses de capital. Une entreprise raisonnablement administrée produit 5% de croissance annuelle. En ajoutant ces deux valeurs, on arrive en moyenne autour d’un rendement annuel de 8 à 11%.

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