Des crédits plus équitables et responsables ?

Les consommateurs peuvent se réjouir, le coût des crédits renouvelables et autres réserves d’argent commence à sérieusement baisser pour tous les détenteurs de cartes de crédit de grands magasins. Selon une étude commandée par Bercy, les sociétés de crédit ont commencé à s’adapter et à proposer des prix plus justes pour les consommateurs.
L’étude a pu comparer les pratiques commerciales et les TAEG de 10 établissements bancaires, et les variations sont éloquentes.
En prenant comme base une réserve de 3000 €, les promoteurs de l’étude se sont rendus compte que le coût des intérêts a été divisé par plus de deux depuis l’introduction de la loi Lagarde. Ainsi, emprunter en mode réserve d’argent 3000 € aurait coûté 1500 € de remboursement en 2008 contre à peine 600 € aujourd’hui !

Une limitation intelligente de la durée de remboursement.

La raison de cette brusque et très importante décrue des coûts du crédit vient de l’introduction d’un détail technique et pratique fait par la ministre. En effet, les banquiers et autres organismes de crédit n’ont plus désormais le droit de faire courir les intérêts au-delà de trois ans. La volonté de la ministre consistait alors à éviter des crédits « éternels », quasi impossibles à rembourser. C’est aujourd’hui chose faite : en imposant des délais de remboursement plus courts, Christine Lagarde a obligé les banques à demander des niveaux de remboursement plus élevés, provoquant par ricochet une forte baisse du coût des crédits.

loi lagarde sur le crédit

Réorganisation chez les spécialistes.

Ce rapport constitue l’un des premiers éléments tangibles de modification suite au passage de la loi. Pour les acteurs du secteur, l’ensemble des dispositions prévues est un vrai casse-tête. En effet, Christine Lagarde a voulu protéger beaucoup plus le consommateur, et les sociétés de crédit réfléchissent donc à la façon de restaurer leurs marges. Il ne faut pas oublier que la France est un des leaders en termes de sociétés proposant des crédits à la consommation. La plupart des sociétés françaises comme Cételem, Sofinco, Cofinoga, sont des acteurs européens voire mondiaux majeurs. Selon les premières observations du rapport, il semble que la bataille entre les différents acteurs du secteur se porte désormais sur la fidélisation des clients, ce qui pousse les différentes sociétés à réviser fortement leur politique tarifaire.

Quelques inquiétudes subsistent.

Le rapport souligne également l’importance d’être vigilant sur les autres formes de crédit qui n’étaient pas directement concernés par la loi Lagarde. En effet, il semblerait par exemple que le prêt personnel augmente fortement chez de nombreuses sociétés, à la limite du taux de l’usure.

Tout le secteur devra rechercher un nouvel équilibre entre rentabilité et respect de la législation. Il n’en reste pas moins que cette loi est une très bonne chose pour le consommateur et pose les bases de ce que l’on pourra enfin appeler un crédit responsable.

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