besoin-argent-urgent

Vous souhaitez faire un crédit ?

De nombreuses options s’ouvrent à vous, mais il faut déterminer :

1. Quel est l’usage du crédit que vous souhaitez.
2. Quelle est votre situation particulière (propriétaire, fort revenu, crédit revenu faible RSA, interdit bancaire, etc).
3. Auprès de qui demander l’argent ?

La combinaison des réponses à ces 2 questions permet en général de couvrir la quasi-totalité des cas de figure.

Une fois votre « combo » identifié, il est relativement simple de trouver les meilleurs taux.

1. Les grandes familles du crédit :

Pour faire simple : les sociétés de crédit aiment savoir ce que vous allez faire de l’argent emprunté.

De leur point de vue cela fait sens : si l’usage est identifié comme raisonnable, cela prouve que l’emprunteur (vous) est sérieux.

C’est la raison pour laquelle les crédits précis, appelés crédits affectés, disposent souvent des meilleurs taux – entre 3 et 4% annuels.

 Exemple de crédits affectés :

  • Crédit Auto : le fait d’avoir une voiture pour se rendre à son travail est raisonnable.
  • Crédit Travaux : le fait de devoir réparer sa maison est raisonnable.
  • Crédit Études : le fait de payer pour accéder à la connaissance est très raisonnable et assurera un meilleur salaire à long terme.
  • Crédit immobilier : qui vise à acheter un bien immo (appartement, maison, parking…).
  • Le rachat de crédit : qui vise à consolider sa situation financière en se donnant un peu d’air en étalant les remboursements.
  • Les microcrédits : qui visent à permettre à des personnes pauvres d’obtenir l’argent nécessaire au démarrage de leur activité.
  •  Les microcrédits sociaux : pour les situations d’urgences, comme habiller ses enfants – qui ne sont pas pris en charge par les banques.

Ces crédits disposent de taux bas et sont donc avantageux.

En revanche, les crédits « fun » sont moins encouragés, car il s’agit essentiellement pour l’emprunteur de se faire plaisir en achetant des biens de consommation ou des voyages qui ne vont faire que l’appauvrir et diminuer sa capacité de remboursement.
Aux yeux de la banque, le risque croît, et les banquiers détestent ça.

En conséquence de quoi, ces crédits dis « non affectés » (puisque vous pouvez faire ce que vous voulez de l’argent) ont des taux en général plus élevés.
Parmi les plus classiques on retrouve : le crédit consommation & le prêt personnel, dont les taux oscillent entre 4 et 8% en général.

Enfin, il y a le cas spécifique du crédit renouvelable, machine à pousser à la consommation qui endette en permanence et affiche des taux prohibitifs, de l’ordre de 20%.

Il ne faut surtout pas prendre un crédit non-affecté quand votre dépense entre dans une catégorie que les banques reconnaissent comme affecté.

Vous pouvez gagner beaucoup en faisant l’effort de remplir un dossier de demande de crédit spécifique plutôt que de juste payer sur votre crédit renouvelable.

2. La situation personnelle :

Les banques prennent bien entendu en compte de nombreux facteurs pour calculer le risque qu’elles prennent à prêter :

  • Les revenus, l’âge, la santé,
  • Le type de contrat d’emploi (CDD, CDI, etc.) ou l’absence d’emploi (RSA),
  • Le fait d’être propriétaire ou locataire,
  • La capacité de remboursement actuelle,
  • Le fait d’être fiché à la Banque de France, d’être en situation de surendettement, voire d’être interdit bancaire.

Tous ces éléments joueront en votre faveur ou défaveur.
Mais il faut savoir que tout est affaire de discussion et de logique : si vous arrivez à prouver que votre crédit aura un effet positif à moyen/long terme sur votre situation financière, cela peut faire pencher la balance.
Dans le même temps, pas d’angélisme : pour les personnes les plus endettées, la banque refusera purement et simplement de prêter et il faudra se tourner vers des systèmes de financement alternatifs, comme la tontine ou un prêt de particulier à particulier, voire aller au mont de piété ou vendre son or (si on a des bijoux par exemple).
Une petite astuce cependant ; si vous n’êtes pas fiché, une banque n’a pas moyen de connaître votre état d’endettement chez une autre banque (d’un autre groupe financier), vous pouvez donc faire la tournée des banques ennemies pour trouver votre prêt.

3. Auprès de qui faire la demande de crédit ?

En général, les sociétés spécialisées dans le crédit (Cetelem / Finaref / Cofinoga), sont une solution simple et rapide pour débloquer les fonds.
Spécialistes du secteur, ces établissements ont des sites web efficaces qui simplifient au maximum les procédures.
En revanche, leurs offres sont très normées et il y a peu de marge de discussion. C’est à prendre ou à laisser.
Enfin, ces sociétés proposent souvent durant les fêtes ou les soldes ou les rentrées scolaires des offres imbattables pour une courte période – à surveiller ! Restez à l’affût des promos !

Les banques, elles, ont l’avantage du contact humain et de la discussion : pour les emprunteurs très « à l’aise » cela peut être l’occasion de négocier un très bon taux – la banque aura en effet du mal à refuser un bon prix à quelqu’un avec de grosses économies chez eux.
Le risque de voir partir un bon compte est un risque que les banquiers prennent sérieusement.
Pour les plus infortunés, la banque reste aussi la meilleure option – surtout si une relation amicale s’est nouée au fil des ans avec le chargé de compte, lequel essayera sincèrement de trouver une solution.

Mais il existe d’autres pistes à explorer spécifiquement :

  • Les banques plus orientées « social » : comme le Crédit Mutuel, le Crédit Coopératif, etc. Qui ont des barèmes plus tolérants que la plupart des banques.
  • Les aides régionales : même si elles ont été taillées en pièces ces dernières années, les aides régionales sont des prêts bas ou à taux 0% que les Conseils régionaux attribuent aux personnes en difficultés pour des besoins vitaux (se rendre au travail / élever ses enfants / payer le dentiste). N’espérez pas acheter un nouvel ordinateur avec ce genre de crédit, mais si vous êtes dans un cas d’urgence, pensez à monter un dossier avant de faire appel aux banques.
  • Les aides communautaires : en particulière religieuse. Si vous faites partie d’une communauté de croyants, sachez qu’il existe des solutions avec des organismes financiers spécialement dédiés aux croyants, comme aux musulmans par exemple (dont le crédit respectera les contraintes religieuses qui interdisent l’usure).
  • Les spécialistes – type courtiers régional de crédit – sont à utiliser avec prudence. Ils ne font en général que « refourguer » dans crédits un peu plus bas que la moyenne en proposant un rachat de crédit dans la foulée – mais il est rare de trouver une personne qui cherchera vraiment à vous épauler et à trouver une solution 100% personnalisée. Je ne dis pas que cela n’existe pas, mais juste de rester méfiant.

Pour résumer :

  1.   Est-ce que mon projet existe comme crédit affecté dans une banque pour m’éviter de prendre un crédit général plus cher ?
  2.   Je compare les offres d’au moins 7 établissements financiers.
  3.   Je vérifie les frais d’ouverture de compte / de dossier.
  4.   Je vérifie le TAEG et le fait qu’il ne s’agit pas d’une offre « les 3 premiers mois à taux bas, puis taux élevé ».
  5.   Je calcule « pour de vrai » en simulant les économies réelles que je vais réaliser pour bien me rendre compte à quel point 1% d’écart de TAEG peut représenter beaucoup d’économie au final.
  6.   Est-ce que mon besoin / projet peut attendre une prochaine date importante : Noël, Rentrée de Septembre, Soldes… pour vérifier si les banques et organismes de crédits spécialisés ne font pas une offre spéciale ?

Ne laissez personne vous convaincre que son offre est la meilleure : rien de vaut le fait de comparer et calculer soi-même les offres et les taux crédits pour éviter les arnaques d’argent !

PARTAGEZ!

RÉPONDEZ

Please enter your comment!
Please enter your name here